23.01.2008
DELANOE, L'ILLUSIONNISTE - LE POEME

Crédit photo : James O Jenkins / Mairie de Paris
Monsieur Delanoë, Messire, votre Altesse,
Votre Excellence, Monsieur le Maire de Paris,
Les réponses que vous faites, en dépit des promesses,Aux questions qui vous viennent, sont empreintes de mépris.
Si leur origine est un arrondissement
Où, en majorité, le vote se porte à droite,
Soit vous ne répondez, sans même perdre un moment,
Sinon juste d'une phrase qui la question n'exploite.
C'est pourquoi aujourd'hui, sans négliger le fond,
D'une forme particulière, je couche sur papier,
Avec une plume neuve, l'objet d'une question,
Espérant par là même, que vous y répondrez.
Les grands bacs collectifs, ceux aux couvercles blancs,
Qui servent au recyclage du verre normalement,
Font tant et tant de bruit que tous les Parisiens
Les délaissent, les ignorent, et n'y mettent plus rien !
C'est dans les cours d'immeubles qu'est leur place habituelle,
Où chaque bruit résonne en mode exponentiel,
Et plus monte le bruit, moins on s'en servira
Pour ne point réveiller ceux qui habitent là.
Ma question est fort simple : pouvez-vous mandater
Ingénieurs, techniciens, experts, point n'en manquez,
Et ceux du fournisseur de ces bacs à roulettes,
Pour qu'enfin et sans gêne, tout le verre s'y jette ?
Nous restons bien sceptiques sur votre volonté
Puisqu'une saine gestion n'est pas votre objectif,
Mais vous mettre en avant, créant l' "urbiquité"
Peu importe l'objet même s'il est fictif.
Ce que vous rabâchez, les esprits le subissent,
A force de l'entendre on peut le croire fait,
Vos forces fanfaronnent, résonnent, mais point n'agissent,
L'illusion par le verbe, vous visez cet effet.
Où partent les finances, cela ne se voit point ;
En communication, c'est plus trente cinq pour-cent
Et sans compter la dîme prise aux trente-deux adjoints,
L'hexagone, votre but, exige un tout puissant.
Mensonge par addition, plus c'est gros mieux ça passe ;
Lundi dans le douzième, vous dîtes sans grimace
Pour la culture locale et son animation,
Un euro par péquin : décentralisation.
Mardi dans le treizième, vous ajoutez la suite,
Là aussi un euro pour réparer les fuites
Et les travaux d'urgence à gérer localement.
L'euro du mercredi, pour les arrondissements
Ira pour les journaux et autres actions d'info.
En synthèse vous dites donner tout ce qu'il faut ;
Au final cependant, un seul euro versé ;
Chez les illusionnistes, vous êtes couronné.
Pour vous, le Parisien par devoir est tendance.
Point d'enfant, c'est moderne ; un seul, est toléré.
Votre vae victis, exit la tolérance,
S'adresse aux familles qui ont choisi d'enfanter.
La carte "Paris-Famille", nom maudit : à la Seine.
Pour les appartements, deux chambres est suffisant,
Vous poussez à l'exode, en banlieue incertaine ;
Les familles à enfants, vulgaires opposants.
Ils ne feront plus tâche, dans l'ambiance générale
D'un gai "Paris sur Fête". Vous n'êtes point Jacob,
Patriarche fondateur, mais destructeur partial ;
Ce travers vous révèle, vous êtes pédophobe.
Illusionniste, vous l'êtes aussi sur le logement,
Au contraire de vos belles paroles, évidemment ;
A l'année il en sort de terre deux et demi
Fois moins que n'en faisaient Chirac et Tiberi.
Point bâtissez, rien ne créez, mais achetez ;
Les Parisiens qui louent ce jour, vous les chassez
Pour ceux qui sont dans vos fichiers laisser la place ;
Sur les impôts pour financer vous faîtes main basse.
L'effet pervers de votre auto satisfecit,
Si stagne l'offre, croît la demande d'un bon gîte.
D'un côté, le jeu des spéculateurs vous faîtes,
De l'autre, vous étatisez façon soviet.
Que dire de "Paris-Plage", vous la sanctuarisez
Nulle critique vous ne souffrez, belle danseuse !
Le budget com pourra la survaloriser,
Que nul n'ignore les beaux atours de nos baigneuses.
Vous prenez soin d'escamoter qu'avant vos frasques,
La fête annuelle de la Seine, au budget com
Dix fois moindre, ne se voulait une bourrasque.
La Région pour s'y associer donne une somme ;
Vous refusez, il ne faut point, la tête d'affiche
Et les media, avec Huchon les partager ;
Les Parisiens payeront plutôt que cette potiche
Pour la plage où les franciliens vont patauger.
Le bilan du mandat, piétinant les promesses,
Est moins louable que "Paris vaut bien une messe".
Il est comme les bambous transformant Rivoli,
Vous en parliez partout, cloné comme Dolly,
Vous juriez qu'ils tiendraient ; ils sont morts dans le mois.
Tout est à l'avenant du moment qu'on vous voie,
Le vingt-heures, France-Info, servent vos ambitions :
Solferino, l'Elysée, c'est votre vision,
Les actes comptent peu, ce n'est que secondaire.
Copperfield, Garcimore, pas besoin de primaires,
A "illusionist-land", plus sûrement qu'en France,
Sans rival vous iriez jusqu'à la Présidence.
14:35 | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : delanoe, delanoë, vincent salette, paris, municipales, ump, ps
COMMUNIQUE DE PRESSE - 25/01/08
un élu UMP attaque Delanoë en vers
Soucieux d'améliorer la communication de l'UMP, un de ses élus du 15° arrondissement de Paris a adressé ce vendredi 25 janvier au Maire de Paris une longue diatribe en alexandrins sur sa gestion municipale.
"Delanoë, Président des illusionnistes", c'est la conclusion de ce texte poétique de 96 alexandrins, composés par un élu UMP du 15° arrondissement, Vincent Salette, qui concentre les critiques sur le manque de fond du bilan du mandat Delanoë 2001-2008. Sous la forme d'une question au Maire de Paris, proposée au conseil d'arrondissement du XV° ce lundi 28 janvier 2008, ces alexandrins partent d'une question d'amélioration de la vie quotidienne : le bruit des bouteilles en verre dans les collecteurs d'immeuble (C'est dans les cours d'immeubles qu'est leur place habituelle / Où chaque bruit résonne en mode exponentiel) pour aller vers une critique plus politique.
Y passent notamment le manque de démocratie de Delanoë ; l'augmentation du budget communication de la Ville (En communication, c'est plus trente cinq pour-cent / L'hexagone, votre but, exige un tout puissant) ; les budgets délocalisés aux arrondissements ; et aussi une attaque assez violente sur la politique pour les familles, ou plutôt contre (D'un gai "Paris sur Fête". Vous n'êtes point Jacob / Ce travers vous révèle, vous êtes pédophobe). Le texte voté par les élus UMP ne manque pas de viser la politique de logement de Delanoë (D'un côté, le jeu des spéculateurs vous faîtes / De l'autre, vous étatisez façon soviet), n'ayant pas peur au passage de donner un bon point à Chirac et Tibéri ; et évoque Paris-Plage, qui restera comme une des actions emblématique du 1° mandat de Delanoë, non pas en critiquant l'action en elle-même, mais en dénonçant le refus de Delanoë de partager le budget et donc les retombées médiatiques avec la région Ile de France (Que dire de "Paris-Plage", vous la sanctuarisez / Le budget com pourra la survaloriser).
Au final, c'est surtout une attaque méthodique sur les excès de communication du Maire de Paris, et ses ambitions nationales, que nous livre Vincent Salette, qui rappelle au passage aux parisiens la triste tentative d'implanter des bambous rue de Rivoli pour marquer un changement d'ère, le slogan de Delanoë en 2001, ceci à l'heure où Françoise de Panafieu axe sa campagne sur la proximité avec les parisiens.
A lire en intégralité sur le site http://delanoe-illusionniste.hautetfort.com/
14:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : delanoe, delanoë, vincent salette, panafieu, ump, ps, modem
LE POEME AVEC LES COMMENTAIRES DE L'AUTEUR
Le Poème avec les commentaires de l'auteur (ou "making off")
1.
Monsieur Delanoë, Messire, votre Altesse,
Votre Excellence, Monsieur le Maire de Paris,
Les réponses que vous faites, en dépit des promesses,
Aux questions qui vous viennent, sont empreintes de mépris.
Si leur origine est un arrondissement
Où, en majorité, le vote se porte à droite,
Soit vous ne répondez, sans même perdre un moment,
Sinon juste d'une phrase qui la question n'exploite.
C'est pourquoi aujourd'hui, sans négliger le fond,
D'une forme particulière, je couche sur papier,
Avec une plume neuve, l'objet d'une question,
Espérant par là même, que vous y répondrez.
Son excellence Monsieur Delanoë, Monsieur le Maire de Paris, nécessite cette forme particulière de question, car il ne daigne répondre aux questions "ordinaires", quand elles viennent de l'opposition, et parfois même de certains membres de sa "majorité". J'espère donc qu'avec cette forme différente, il y aura un traitement de la question différent … et donc peut-être une réponse, exceptionnellement ?
Quand par extraordinaire Messire Delanoë glisse une réponse, elle est administrative, et est plus un accusé de réception d'une question, qu'une réelle réponse aux vœux et questions pourtant votées en conseil d'arrondissement par des élus de Paris.
2.
Les grands bacs collectifs, ceux aux couvercles blancs,
Qui servent au recyclage du verre normalement,
Font tant et tant de bruit que tous les Parisiens
Les délaissent, les ignorent, et n'y mettent plus rien !
C'est dans les cours d'immeubles qu'est leur place habituelle,
Où chaque bruit résonne en mode exponentiel,
Et plus monte le bruit, moins on s'en servira
Pour ne point réveiller ceux qui habitent là.
Ma question est fort simple : pouvez-vous mandater
Ingénieurs, techniciens, experts, point n'en manquez,
Et ceux du fournisseur de ces bacs à roulettes,
Pour qu'enfin et sans gêne, tout le verre s'y jette ?
Est-ce beaucoup de bruit pour pas grand chose ? Il est besoin d'une réelle amélioration, même si ce n'est pas un grand chantier.
3.
Nous restons bien sceptiques sur votre volonté
Puisqu'une saine gestion n'est pas votre objectif,
Mais vous mettre en avant, créant l' "urbiquité"
Peu importe l'objet même s'il est fictif.
Ce que vous rabâchez, les esprits le subissent,
A force de l'entendre on peut le croire fait,
Vos forces fanfaronnent, résonnent, mais point n'agissent,
L'illusion par le verbe, vous visez cet effet.
Où partent les finances, cela ne se voit point ;
En communication, c'est plus trente cinq pour-cent
Et sans compter la dîme prise aux trente-deux adjoints,
L'hexagone, votre but, exige un tout puissant.
Son altesse Delanoë ne peut avoir une politique louable, bonne, digne de respect, car son objectif n'est pas le bien commun des parisiens, mais son ambition personnelle. Il ne gère pas la ville, il communique. Sa gestion consiste effectivement à communiquer, à promettre, à annoncer des merveilles. Ce vrai spécialiste de la communication, et particulièrement des relations média répète, rabâche tant et tant, que ce qu'il dit finit par être assimilé et tenu pour réalisé en lieu et place de la réalité. C'est la technique de la répétition à outrance. Monsieur Delanoë mène donc une politique fictive !
Quant au budget, il y a la partie apparente du budget, qui a augmenté de plus de 35% depuis que Monseigneur Delanoë est installé à l'Hôtel de Ville, mais il y a aussi la partie cachée : c'est ce qui a été transféré depuis le poste budgétaire "direction de la communication" vers les lignes budgétaires des services de ses 32 adjoints. Les dépenses, elles, restent.
4.
Mensonge par addition, plus c'est gros mieux ça passe ;
Lundi dans le douzième, vous dîtes sans grimace
Pour la culture locale et son animation,
Un euro par péquin : décentralisation.
Mardi dans le treizième, vous ajoutez la suite,
Là aussi un euro pour réparer les fuites
Et les travaux d'urgence à gérer localement.
L'euro du mercredi, pour les arrondissements
Ira pour les journaux et autres actions d'info.
En synthèse vous dites donner tout ce qu'il faut ;
Au final cependant, un seul euro versé ;
Chez les illusionnistes, vous êtes couronné.
Eh oui, Sa Splendeur Delanoë annonce des budgets décentralisation vers les arrondissements. Il y en a pour tout le monde, et dans tous domaines ! Le lundi, en visite dans le 12°, il est annoncé 1 euro par habitant à disposition des Mairies d'arrondissement pour l'animation culturelle ; puis le lendemain, en promenade dans le 13°, Bertrand le magnanime promet 1 euro par habitant pour chaque arrondissement, toujours dans le cadre de la décentralisation, mais là, pour les travaux d'urgence (écoles, équipements sportifs, …) ; arrive le mercredi, le rêve continue, Crésus-Bertrand en visite dans le 14°, alloue à nouveau 1 euro par habitant aux arrondissements, pour les dépenses d'information.
Vous l'avez bien compris, le tour de passe-passe est joué, il n'y a au total qu'un seul euro ! C'est le grand jeu du bonneteau !
5.
Pour vous, le Parisien par devoir est tendance.
Point d'enfant, c'est moderne ; un seul, est toléré.
Votre vae victis, exit la tolérance,
S'adresse aux familles qui ont choisi d'enfanter.
La carte "Paris-Famille", nom maudit : à la Seine.
Pour les appartements, deux chambres est suffisant,
Vous poussez à l'exode, en banlieue incertaine ;
Les familles à enfants, vulgaires opposants.
Ils ne feront plus tâche, dans l'ambiance générale
D'un gai "Paris sur Fête". Vous n'êtes point Jacob,
Patriarche fondateur, mais destructeur partial ;
Ce travers vous révèle, vous êtes pédophobe.
La réforme de la carte Paris-famille a montré au grand jour ce que ses proches cachaient, Delanoë n'aime pas les enfants. Paris d'ailleurs n'a pas besoin d'enfants, qui ne votent pas et n'applaudissent pas lors des nuits blanches. Désormais, les familles nombreuses voient leurs avantages réduits, et pour celles qui n'auraient pas compris, les logements labellisés Delanoë, sont des T4 maximum.
Familles, vous êtes le maillon faible …. exit vers la banlieue.
6.
Illusionniste, vous l'êtes aussi sur le logement,
Au contraire de vos belles paroles, évidemment ;
A l'année il en sort de terre deux et demi
Fois moins que n'en faisaient Chirac et Tiberi.
Point bâtissez, rien ne créez, mais achetez ;
Les Parisiens qui louent ce jour, vous les chassez
Pour ceux qui sont dans vos fichiers laisser la place ;
Sur les impôts pour financer vous faîtes main basse.
L'effet pervers de votre auto satisfecit,
Si stagne l'offre, croît la demande d'un bon gîte.
D'un côté, le jeu des spéculateurs vous faîtes,
De l'autre, vous étatisez façon soviet.
Sa Haute suffisance Delanoë est également illusionniste pour le logement. Au prorata temporis, il a construit 2,5 fois moins de logement entre 2001 et 2007 que ne l'ont fait ses prédécesseurs entre 1983 et 2001. En revanche, la communication laisse croire que c'est 10 fois plus (au moins !).
Le tour de magie est aussi dans l'achat de logements du secteur privé. Les occupants y sont laissés (et ne sont pas des bénéficiaires sociaux), et leurs baux sont municipalisés ; ce n'est pas une politique sociale du logement, c'est une soviétisation du logement … quoi que ses communiqués de presse ne disent.
Mais le pire est que cela entraîne l'effet pervers qui commence à être compris par un grand nombre : l'offre stagne, mais la demande, suscitée par tant de com', croît. Ainsi, au lieu de résoudre le problème, il l'aggrave !
7.
Que dire de "Paris-Plage", vous la sanctuarisez
Nulle critique vous ne souffrez, belle danseuse !
Le budget com pourra la survaloriser,
Que nul n'ignore les beaux atours de nos baigneuses.
Vous prenez soin d'escamoter qu'avant vos frasques,
La fête annuelle de la Seine, au budget com
Dix fois moindre, ne se voulait une bourrasque.
La Région pour s'y associer donne une somme ;
Vous refusez, il ne faut point, la tête d'affiche
Et les media, avec Huchon les partager ;
Les Parisiens payeront plutôt que cette potiche
Pour la plage où les franciliens vont patauger.
Ah la belle opération Paris-Plage que voilà ! L'idée d'offrir des loisirs aux citadins pendant l'été est quelconque tant elle est universelle. Le fait de travailler à des projets d'activités en lien avec la rivière coule de source dans toute ville traversée par une rivière ou un fleuve dont les berges s'y prêtent, quand elles n'ont pas de plan d'eau. Tibéri avait d'ailleurs bien développé ses "fêtes de la Seine". Le bon génie Delanoë a brillamment habillé cette action de marketing (qui pourrait d'ailleurs être enseigné dans les écoles de com-marketing-pub), si bien que l'événement, certes réussi, mais banal, est devenu un très grand succès, et dont la formule marketing a été largement copiée.
Jusque là, bravo. Mais, car il y toujours des mais avec Monsieur le Super-Héros Super-Maire, il y a la question du budget. Une majeure partie des bénéficiaires de ces activités viennent de banlieue. Bienvenue à tous ceux qui s'y promènent, qu'ils viennent de Paris, de banlieue, de province ou de l'étranger! Le Conseil Régional, très naturellement propose de participer au financement, mais non, non et trois fois non, partager le financement serait, pour Delanoë-la-luciole, partager aussi la parole et donc les sunlights. Paris et les contribuables parisiens payeront donc seuls la note.
La com à Paris est chasse gardée !
8.
Le bilan du mandat, piétinant les promesses,
Est moins louable que "Paris vaut bien une messe".
Il est comme les bambous transformant Rivoli,
Vous en parliez partout, cloné comme Dolly,
Vous juriez qu'ils tiendraient ; ils sont morts dans le mois.
Tout est à l'avenant du moment qu'on vous voie,
Le vingt-heures, France-Info, servent vos ambitions :
Solferino, l'Elysée, c'est votre vision,
Les actes comptent peu, ce n'est que secondaire.
Copperfield, Garcimore, pas besoin de primaires,
A "illusionist-land", plus sûrement qu'en France,
Sans rival vous iriez jusqu'à la Présidence.
La conclusion est bien naturelle, Delanoë a bien moins dans son bilan que toute sa communication ne le laisse croire. A l'heure où dans les administrations l'évaluation des actions menées est en vogue, il faudrait qu'un vingtième de son budget communication aille à un "droit de suite", différent du service d'Inspection Générale de la ville, pour faire le bilan, un an après, de toutes ses sorties "événementielles-démentielles".
La communication devrait être un outil au service de la politique, mais avec Delanoë, c'est une politique en soi, et le but final, est d'en tirer profit à des fins personnelles et nationales, mais non parisiennes.
Il y aurait beaucoup d'autres choses à dire, mais des livres vont sortir en nombre en février et mars 2008 sur Delanoë.
J'aurais pu évoquer aussi les opérations événementielles annuelles "nuit blanche", qui marquent que l'Empereur Delanoë a totalement assimilé notre héritage romain ; c'est la version moderne de gestion de la res publica antique assez cynique : Delanoë c'est "panem et circenses" à Lutèce.
Il est à noter que cela permet de faire coup double, et de justifier les largesses commises avec l'argent des parisiens qui est distribué à ses amis noctambules. Il s'agit des subventions, dont le volume est en très importante expansion, et que l'Hôtel de Ville donne à ses amis, par le biais d'associations aux buts assez flous, et qui, grand hasard, ont pour nombre d'entre elles une date de création post mars 2001 ...
On aurait aussi pu composer sur la concertation, élevée en dogme par Messire Delanoë. Mais c'est un dogme bien trompeur, ce qui est logique pour un maître illusionniste. En effet, le Maire annonce et claironne la concertation dès qu'il s'agit de bouger quoi que ce soit. La Mairie la fait plus ou moins sérieusement, et ensuite, quoi qu'il en résulte, Bertrand 1° fait comme il avait déjà décidé auparavant, que ce soit en concordance ou non avec la parodie de concertation. Mais il communique en se drapant de légitimité parce qu'il claironne qu'il fait de la concertation.
Comment ne pas parler du Tramway. C'est l'exception à son immobilisme. Une opération initiée et votée par son prédécesseur, et qu'il a repris à son compte, sans opposition construite de la part de la Droite, en accélérant les procédures. Peu importe à Maître Delanoë que le tramway soit bien pensé, bien fait, ce qui compte, c'est qu'il ait UNE grande réalisation dans son bilan en 2008. Alors il a tout bousculé, et rejeté toute proposition d'amélioration, si elle ralentissait le projet. Il réfléchissait en marchant plutôt que de ne partir qu'une fois la direction réfléchie et décidée, ce qui a entraîné de nombreux et coûteux changements de cap en cours de route. Par exemple, concernant l'alimentation des rames, il a préféré l'alimentation par fils aériens, ce qui n'est vraiment pas joli, à une alimentation par le sol, car les réglages du tram de Bordeaux n'étant pas achevés, cela n'allait pas avec son calendrier d'inauguration avant les municipales de 2008. Peu lui importe le bien être des parisiens, du moment qu'il a matière pour communiquer, notamment en fin de mandat. On a pu ainsi constater qu'il a sorti de son chapeau magique en moyenne 1 communiqué de presse par mois, uniquement sur le tram, du début des travaux à l'inauguration.
Oublierait-on les pistes cyclables ? NON. Là encore la sur-communication masque qu'il y en a eu autant de réalisé (en nombre de kilomètres, au prorata temporis de 2001 à 2005) que sous Tibéri. Les deux différences sont d'une part que Tibéri ne sur-communiquait pas ; mais d'autre part et surtout, parce que Sire Delanoë les construit dans un esprit de lutte contre l'automobile. Quand il a eu le choix entre deux possibilités pour créer une piste cyclable, il a choisi la plus pénalisante pour la circulation automobile. Il a une politique de dénigrement et de culpabilisation des propriétaires et utilisateurs de motos, scooters et voitures. Les ménages constitués d'un homme, d'une femme et d'enfants, pour qui une voiture est plutôt nécessaire, ne correspondraient-elles pas à la société qu'il veut voir vivre dans son Paris ?
Imaginons que les conseillers de son Altesse Delanoë, considèrent que ces critiques sur sa mauvaise politique vis-à-vis des familles et des enfants sont justifiées et lui portent atteinte. Nous pouvons parier que Bertrand le bateleur de foire aura le travers non pas de modifier sa politique, mais de modifier sa communication ... ainsi, il pourrait demander à ses équipes de conseillers en communication et relations presse de se faire filmer et photographier avec des enfants, d'entamer une série de visites dans les crèches et écoles, et nous pourrions alors le voir en couverture du magazine municipal avec un petit garçon ou une petite fille dans les bras.
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